Entre business et service publique : le grand écart
Le Mondial du Secours et de la protection a changé de nom cette année… et il assume clairement son virage : un immense carrefour du business pompier, international, attractif, où toute la pompierosphère se retrouve.
Les anciens, les JSP, l’ODP, le sport… tout ce qui fait la richesse de notre univers est bien là.
Mais pendant que le salon cherche à grandir, le congrès, lui, s’appauvrit.
Des thématiques bancales, des intervenants piochés à la dernière minute, un contenu qui perd en qualité chaque année.
Ce qui devait être un espace de réflexion collective risque de devenir un décor derrière les stands et les vitrines commerciales.
Et malgré 400 000 € de lobbying par an, aucune avancée pour le volontariat, aucune pour le "professionnariat".
Juste la promotion des volontés des directions avide de gestion des SDIS à bas coût et des trajectoires de carrière.
L’intervention du ministre résume l’ambivalence du moment :
Retrait de la contractualisation SPV, retrait de l’article IMVP… puis annonce d’un “milliard” pour le pacte capacitaire.
Il dit être à l'écoute de la FNSPV et pourtant n'accorde que des nano-miettes
En réalité : 200 millions par an sur 5 ans, prélevés via la TSA.
Pas un budget de l’État : une collecte sur les Français.
Pendant ce temps, la profession a besoin d’environ 1 milliard par an pour les moyens, et 1 autre milliard pour le recrutement.
Mais le sujet du personnel n’est même pas abordé.
On finance des engins… sans se demander qui va les remplir.
Derrière les discours, une réalité :
Une communication sur les réseaux en accords avec les organisations syndicales mais un logiciel de fonctionnement toujours plus ambiguë sur son résultat.
Derrière les postures, le service public continue de s’effriter, et le terrain n’est toujours pas entendu.
Pour aller plus loin le discours du ministre ici https://www.facebook.com/share/v/19K5tJYMFR/

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